Les villages alentour : un florilège de paysages contrastés
Sargé-sur-Braye : la vitrine de la forêt « toute proche »
Dès qu’on pousse vers Sargé-sur-Braye, on sent qu’on change d’ambiance. À une petite poignée de kilomètres d’Authon, la forêt de Vendôme et ses franges investissent le paysage. La forêt domaniale de Gâtine, toute proche, impose ses massifs feuillus, où le chêne domine, parfois centenaire, sculpté par des générations de forestiers. Ici, la sensation d’espace fermé est nettement plus forte, et les petites routes s’enfoncent entre rideaux d’arbres, alors que le bocage, lui, s’efface.
Selon l’Observatoire régional des forêts du Centre-Val de Loire (IGN), la couverture forestière à Sargé-sur-Braye dépasse 36% du territoire communal, contre environ 17% à Authon : de quoi mesurer un beau contraste, surtout à l’automne, avec ses explosions de couleurs.
Les Hayes : la plaine s’ouvre, la lumière s’étale
Côté Les Hayes, le voyageur découvre rapidement des paysages plus ouverts. Ici, le relief s’aplatit, la grande culture céréalière prend le pas sur la petite caillebotte bocagère. Moins de haies, plus de champs à perte de vue, parfois entrecoupés de petites mares qui témoignent de l’utilisation agricole intensive du secteur. Sur ces terres, la part des surfaces en herbe ne dépasse plus les 8 à 10% (Bureau du Parc naturel régional du Perche, 2019).
Incontestablement, l’œil s’étire, le ciel aussi. Les couchers de soleil y paraissent plus vastes et, si l’on est sensible au vent, on comprendra vite pourquoi la tradition locale voulait que l’on plante une belle rangée de peupliers autour des maisons : pour couper la bise !
Prunay-Cassereau : la mosaïque avant tout
Au sud, Prunay-Cassereau joue la carte de la transition entre bocage et openfield. Le paysage y est beaucoup plus fracturé : parcelles de vignes ici (la Touraine-Amboise n’est jamais loin), patchwork de champs, vestiges de haies, bosquets soigneusement préservés autour des fermes. On y sent la proximité d’un terroir viticole, qui progresse discrètement depuis quelques années avec la montée du bio.
Les chiffres de l’INSEE (2021) montrent qu’ici, la part du vignoble a augmenté de près de 20% en dix ans. Un chiffre discret mais qui modifie l’allure du paysage, surtout au printemps, quand la vigne bourgeonne, ou à l’automne, quand le raisin joue les stars sous l’objectif des promeneurs.